Et bien oui, ce soir nous nous sommes inscrits, via le site internet BILA, sur la liste d'attente centralisée afin de réserver une place en garderie... Oufff...! Notre enfant n'est peut-être pas encore né, il n'est pas encore à notre charge, nous ne l'avons jamais tenu dans nos bras mais nous devons s'inscrire sur une liste d'attente pour la garderie... !!! C'est assez traumatisant ! Il faut déjà savoir quelle garderie nous souhaitons, à temps plein ou à temps partiel, quel jour de la semaine de l'enverrons...
Quelle Belle société nous sommes ! Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les garderies. Il existe d'excellentes éducatrices (la petite soeur d'Allen) et d'excellents centres de la petite enfance, là n'est pas la question. C'est tout simplement de se questionner sur l'importance que l'on accorde à nos enfants et de nos responsabilités en tant parent mais aussi en tant que citoyen.
Nous avons eu tous deux la chance d'avoir notre maman au foyer pendant notre enfance. Nos mères travaillaient à partir de la maison. Elles réussissaient la conciliation travail-famille.
Il y a quelques années, j'ai eu le plaisir de lire le livre Le Bébé et l'eau du bain : Comment la garderie change la vie de vos enfants, Dr Jean-François Chicoine et Nathalie Collard, Québec Amérique, 2006.
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Le message le plus important pour Dr Chicoine est que le parent est la personne la plus importante pour son enfant et qu’il est autorisé à parler pour son enfant et qu’il devrait être autorisé à prendre du temps avec son enfant. Il devrait être un pivot central dans nos sociétés, pour les employeurs (avoir du temps protégé pour les enfants), pour le réseau de santé (cours post-partum intelligents, disponibilité des services et des évaluations) et pour l’État pour éventuellement subvenir aux besoins de ce qu’il est. Le parent est un peu dépossédé de ses décisions, il est vu d’en haut, il est culpabilisé et les femmes sont bonnes là-dedans parce qu’elles ont plus d’instinct et un sens de la responsabilité qui s’est ancré en elles dans les premiers mois de la vie de leur enfant. Comme elles prennent tout sur leurs épaules et qu’elles ne savent plus nécessairement à qui le confier - avec raison parce qu’elles veulent le protéger-, et un moment donné elles finissent par craquer ou par vivre la vie qu’elles n’auraient pas nécessairement souhaité vivre, qu’elles veuillent retourner sur le marché du travail ou rester à la maison.
Personne n’a à se sentir coupable, mentionne Nathalie Collard, mais plutôt à se sentir responsable, à réfléchir sur nos priorités. Et là elle ne parle pas juste des parents, mais aussi des gouvernements, des employeurs qui souvent exercent des pressions sur les femmes pour qu’elles reviennent au travail plus tôt que l'année à laquelle elles ont droit. |
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