Cela fait un an, aujourd'hui même, que nous avons reçu l'APPEL d'Émi de TDH afin de nous mentionner que c’était maintenant à notre tour de compléter la demande préliminaire d’adoption d’un petit bébé vietnamien… ! Nous étions émus, fous de joie mais surtout convaincus que c’était notre chemin…
Ce matin, je pensais être dans la joie… Depuis voilà quelques jours les paroles de la chanson de Marjo me hantent : « S'IL FALLAIT » …
Cette chanson m’a toujours touché et me touche toujours encore. À la seule pensée que Mon Homme, le mien, la vie me l'arrache, me bouleverse…
Aujourd’hui, je prends conscience que j’ai connu un « S'IL FALLAIT QU'UN JOUR »… Il y a exactement 6 ans, notre Poussière d’Ange s’envolait… Nous avions mis tant d’espérance en la venue de notre enfant… et l’espace de quelques heures tout s’est dissipé… Cette souffrance, je la porte encore. Elle se vit différemment certes, elle ne fait plus partie du quotidien. Aujourd’hui, en ce moment même, la crainte de perdre un enfant m’envahi à nouveau… Est-ce le début d’un amour maternel inconditionnel pour son enfant ? S'il fallait qu'un jour que notre projet ne se réalise pas, par la maladie ou le décès d’un de nous deux… S’il fallait qu’il arrive quelque chose à notre enfant entre la proposition et notre première rencontre…
S'il fallait qu'un jour
La vie t'arrache à moi
Qui consolerait mes peines
Où trouverais-je la joie
S'il fallait qu'un jour
Tu t'en ailles loin de moi
Qui guiderait mes pas
Moi qui n'aime que toi
S'il fallait qu'un jour
D'autres mains te câlinent
Je courberais l'échine
J'en mourrais je le jure
S'il fallait qu'un jour
Dans un grand tourbillon
Tu effaces mon nom
J'en crèverais je le jure
Je le jure
S'il fallait qu'un jour
La vie t'arrache à moi
Qui guiderait mes pas
Moi qui n'aime que toi
Que toi












